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Dissertation Fondement Du Commerce International En

LA MONDIALISATION DU COMMERCE

L’EXPLOSION DES ECHANGES 

Les échanges de biens et de services à l’échelle mondiale se sont développés fortement depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le commerce international a augmenté plus rapidement que la production. Cette tendance s’est encore accrue davantage depuis les années 1990-2000. 

De nos jours, tous les biens et services s’échangent, cependant la majorité de ceux-ci restent concentrés dans les régions les plus développées : Europe, Amérique du Nord, Asie Orientale. En effet, ces dernières années nous avons pu constater la montée en puissance de la Chine, qui est devenue le premier exportateur mondial. 

LES ORIGINES DE LA MONDIALISATION

La mondialisation telle qu’on la connaît aujourd’hui, est due en grande partie à l’innovation et au progrès technique dans les domaines des communications et du transport. En effet, le prix des télécommunications a considérablement baissé ces dernières années, grâce au développement d’internet. En ce qui concerne les transports, le mode maritime s’est considérablement amélioré tant en termes de coûts que de temps de transports. 

Les droits de douane sont un élément essentiel pour expliquer la mondialisation des échanges, en effet, ils ont diminués sensiblement, grâce à des accords de libres échanges négociés entre les pays, notamment dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce

LIBRE ECHANGE VS PROTECTIONNISME 

LA THEORIE ECONOMIQUE DES GAINS A L’ECHANGE

Les différents économistes issus des écoles classiques et néo-classiques ont démontré que les échanges de biens et de services à l’échelle internationale permettent une spécialisation de chaque pays dans des productions où ces pays disposent d’avantages comparatifs. Ces spécialisations procurent des gains à l’échange. Ces gains correspondent à une augmentation de la production résultant de la spécialisation des agents, qui échangent leurs productions. 

Adam Smith est un économiste classique qui a mis en avant la théorie de l’avantage absolu dans son ouvrage « La Richesse des Nations » (1776). Il expose dans cet ouvrage que chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la  production de biens où elle possède un « avantage absolu », ce qui revient à dire qu’elle produit à des coûts moins élevés que l’étranger. Dans le cas ou des biens seraient produits à des coûts plus élevés que l’étranger, ils seraient alors importés. 

David Ricardo s’est basé sur le travail d’Adam Smith pour bâtir sa théorie des avantages comparatifs. Il compare les coûts d’un même produit entre deux pays et démontre que l’échange, est profitable si le pays se spécialise dans la production pour laquelle il a le meilleur avantage comparatif. 

Parmi les économistes néoclassiques, on distingue le modèle HOS qui explique les échanges internationaux par l’abondance ou la rareté relative des facteurs de production dont sont dotés les différents pays. Il expose ainsi la théorie des dotations en facteurs de production. 

Ex : Un pays qui dispose de beaucoup de terres, mais peu de capitaux exportera des produits agricoles. Un autre pays, disposant d’une faible surface agricole, mais beaucoup de capital technique, se spécialisera dans l’exportation de produits manufacturés. 

Ces différents modèles, ne peuvent expliquer qu’en partie l’explosion des échanges internationaux. En effet, on observe de nos jours que les coûts baissent quand la production d’un bien augmente. Le nombre de biens différents répondant à un même besoin augmente et par conséquent, la taille du marché augmente également. Les échanges permettent d’accroître la variété de biens disponibles. 

LIBRE ECHANGE

L’ouverture des économies et la croissance ne sont pas des variables que l’on peut superposer. En effet, il est difficile de dire aujourd’hui que l’ouverture d’une économie est favorable à la croissance économique. 

Cependant l’ouverture apporte des facteurs de croissance, elle permet d’effectuer des transferts de technologies d’un pays vers un autre, ce qui dynamise leurs progrès techniques respectifs. Certains pays imitent ou achètent des technologies afin de développer des produits. 

Ex : La Chine utilise des techniques françaises pour construire ses trains à grande vitesse. 

L’ouverture de l’économie permet aux entreprises d’accéder à des marchés plus grands et plus dynamiques. Un petit pays pourra tirer bénéfice de ses exportations pour dynamiser sa croissance. Dans ce cadre d’internationalisation des échanges, les entreprises et les institutions de chaque pays sont soumis à une concurrence beaucoup plus forte, cette concurrence les oblige à une plus grande réactivité face aux évolutions. 

Cela suppose également que les entreprises puissent résister à cette concurrence internationale. 

LE PROTECTIONNISME

L’ouverture des économies apporte des avantages, mais ceux-ci peuvent être perçus comme des menaces, le libre-échange n’est pas une théorie désirée par tout le monde. Les pays ne peuvent le pratiquer que partiellement, car ils sont soucieux de protéger leur économie nationale. 

Les différents économistes démontrent que le protectionnisme peut être une alternative à l’accélération de la mondialisation, il peut permettre une certaine régulation de l’économie et ainsi pallier les éventuelles défaillances du marché. 

Le protectionnisme peut se traduire par différentes mesures que les pays peuvent adopter. Parmi ces différentes mesures on retrouve : 

Les mesures agissant sur les quantités :

-Normes sanitaires et techniques 

-Droits de douane réduits si les biens sont produits en partie sur place 

-Quota d’importation 

Les mesures agissant sur les prix :

-Subvention des producteurs locaux 

-Droits de douane sur les produits importés 

-Réduction du taux de change

Les mesures protectionnistes peuvent se révéler inefficaces, car elles peuvent engendrer une guerre commerciale entre pays d’une part et également restreindre la concurrence d’autre part. Une réduction de la concurrence peut déboucher sur une stagnation du progrès technique et limiter l’innovation, ce qui n’est pas favorable à la croissance économique. 

Le protectionnisme provient souvent de la volonté de groupes de pression, qui veulent faire valoir leurs propres intérêts, ce qui ne favorise pas l’intérêt général. 

UNE PRODUCTION MONDIALISEE

LES FIRMES MULTINATIONALES

Une part croissante de la production mondiale est issue du développement des firmes multinationales. Elles sont présentes dans plusieurs pays et produisent des biens dans ces différents pays. Elles développent des échanges entre firmes, ce que l’on nomme commerce intra firme. 

Ces entreprises s’implantent à l’étranger pour plusieurs raisons : 

-La recherche de facteurs rares, certaines compétences ou certaines ressources ne sont pas disponibles dans le pays d’origine, les entreprises vont alors s’implanter pour des raisons climatiques, ou dans des régions spécialisées dans certains domaines comme l’informatique par exemple. 

-Les entreprises veulent se rapprocher de leurs clients afin de comprendre plus facilement leurs demandes, mieux écouter leurs clients et réagir plus vite en cas d’évolutions rapides. 

-Réduire les coûts pour améliorer leur compétitivité, les entreprises cherchent ainsi les salaires les plus bas, pour obtenir des avantages de coûts. 

LA MONDIALISATION DES FIRMES

Par le biais de la mondialisation, les firmes cherchent de nouveaux marchés et des combinaisons productives avantageuses. Elles procèdent de plus en plus à l’externalisation de plusieurs fonctions, ce qui leur permet d’obtenir des économies d’échelles et favorise la croissance globale. Cette mondialisation des firmes engendre des délocalisations de productions vers des pays émergents, ce qui à terme menace les emplois dans les pays développés. En étant acteurs de la mondialisation, les entreprises ne sont plus soumises aux états, la régulation des marchés est alors beaucoup plus difficile. Les gouvernements cherchent alors à redynamiser l’attractivité nationale. 

NOTIONS A RETENIR

Avantage comparatif : Avantage dont dispose un pays dans une production au regard des pays étrangers. 

Dotation factorielle : Abondance de facteurs de production dans un pays. 

Libre-échange : Absence de restriction dans les échanges internationaux. 

Protectionnisme : Situation dans laquelle un état ou un groupe d’états prend des mesures de régulation des échanges avec le reste du monde. 

Firme multinationale : Organisation productive ayant des unités de fabrication dans plusieurs pays. 

Externalisation : Transfert d’une fonction d’une fonction d’une entreprise vers une autre entreprise (sous-traitance). Service après-vente, maintenance, informatique. 

Délocalisation : Une entreprise transfère ses activités de son pays d’origine vers un autre pays. 

Quels sont les fondements et les déterminants de la croissance des échanges internationaux ?

1 L’évolution du commerce mondial

► Depuis 1945, le commerce mondial est en plein essor. De 1948 à 2014, le commerce international de marchandises a été multiplié par 260.

► Le commerce mondial de biens et services a été multiplié par 9,3 entre 1980 et 2016. La croissance est inégale selon les zones. La part des pays émergents et en développement s’est fortement accrue, tandis que celle des pays avancés a régressé en valeur relative.

2 De l’internationalisation à la mondialisation

A Internationalisation des échanges

Ce terme désigne le processus d’ouverture croissante des pays vers le commerce international. Par exemple, la France exportait 10 % de son pib en 1970 et 30 % en 2015 (biens et services).

B Mondialisation

Ce terme désigne la globalisation de l’économie à l’échelle de la planète. La mondialisation se caractérise par une ouverture et une libéralisation croissantes des économies, une accélération des échanges (biens, services, capitaux, informations).

C Comment expliquer ce processus ?

► La diffusion internationale du progrès technique, l’abaissement des barrières douanières, l’homogénéisation de la demande et la déréglementation de monopoles publics exposés à la concurrence ont favorisé la croissance des échanges.

► Des espaces régionaux ont été créés : Union européenne (ue), Accord de libre-échange nord-américain (alena), Union douanière entre pays d’Amérique latine (Mercosur). Il s’agit pour chacun d’eux de créer une zone de libre-échange et de mieux affronter la concurrence internationale en unissant leurs économies.

3 Les déterminants des échanges internationaux

Depuis le xixe siècle, plusieurs facteurs ont incité les pays à ouvrir leurs frontières au commerce international.

A Les déterminants classiques

► Pour les économistes classiques, le commerce international repose sur l’existence d’écarts de prix relatifs entre pays. Les échanges internationaux se fondent sur la spécialisation.

► L’écart de productivité du travail est à l’origine des écarts de prix : selon la loi des avantages absolus (Adam Smith) et des avantages comparatifs (David Ricardo), les pays se spécialisent dans la ou les production(s) pour laquelle (lesquelles) leur productivité est supérieure à celle des autres partenaires à l’échange, ou pour laquelle (lesquelles) ils ont le meilleur avantage comparatif ou le moins mauvais désavantage comparatif .

► Pour l’analyse hos(Heckscher, Ohlin, Samuelson), les différences entre pays sont liées aux différences internationales de dotation en facteurs de production.

B Les nouveaux déterminants

► 60 % du commerce entre pays développés est un commerce intra-branche (deux pays échangent des produits du même secteur d’activité), ce qui contredit l’idée de spécialisation.

► L’économiste américain Paul Krugman a montré que le commerce international engendrait :

– un effet de dimension : chaque nation peut produire en grande quantité certains produits pour réaliser des économies d’échelle ;

– un effet de diversification qui profite aux consommateurs ;

– un effet de concurrence entre pays qui stimule la production.

Conclure

Depuis 1945, on assiste à une internationalisation et une mondialisation des échanges. Ce processus n’est pas, aujourd’hui, uniquement fondé sur la spécialisation.

citation « La maxime de tout chef de famille prudent est de ne jamais essayer de faire chez soi la chose qui lui coûtera moins à acheter qu’à faire. » A. Smith, 1776

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